Un nouveau congé de naissance en 2026 : ce qui va changer pour les parents

Accueillir un enfant, c’est un bouleversement total. Pourtant, jusqu’à présent, le droit français n’accordait que peu de temps aux parents pour vivre pleinement les premiers moments après une naissance. Avec la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (LFSS 2026), un tournant s’opère : un nouveau congé de naissance va voir le jour, avec l’ambition de mieux accompagner les familles dès les premiers mois de vie de l’enfant.

Un nouveau congé pour les parents pour les premiers mois

Jusqu’ici, les dispositifs existants étaient fragmentés : congé maternité pour la mère, congé de paternité pour l’autre parent, puis éventuellement congé parental, souvent peu indemnisé. Le nouveau congé de naissance créé par la LFSS 2026 entend combler un vide : celui du temps partagé après les congés légaux, lorsque la réalité du quotidien parental commence réellement.

Ce congé vise à permettre aux parents de passer davantage de temps auprès de leur enfant au moment où les besoins sont les plus intenses, tant sur le plan affectif que matériel 

Quelle durée et quelle indemnisation ?

Selon les grandes lignes fixées par la LFSS 2026, le congé de naissance pourra durer jusqu’à deux mois par parent, pris après les congés de maternité ou de paternité. Il pourra être pris en une ou deux périodes, afin de s’adapter aux contraintes familiales et professionnelles (LFSS 2026 ; futurs décrets d’application).

Contrairement au congé parental d’éducation, souvent peu attractif financièrement, ce nouveau congé sera indemnisé par la Sécurité sociale, avec un niveau d’indemnisation supérieur, afin d’éviter que seuls certains ménages puissent se permettre d’y recourir.

Concrètement, le congé de naissance serait indemnisé à environ 70 % du salaire net le premier mois, puis à environ 60 % du salaire net le second mois (modalités précises à confirmer par décret).

Qui est concerné par ce nouveau dispositif ?

Le dispositif a vocation à s’appliquer :

aux enfants nés à compter du 1ᵉʳ janvier 2026, même si le congé est pris quelques mois plus tard, une fois les textes d’application publiés.

Autrement dit, les parents d’enfants nés en début d’année 2026 ne devraient pas être exclus du dispositif, mais pourront en bénéficier selon des modalités précisées par décret (dispositions à venir).

Attention, même si ce nouveau dispositif concernerait tous les enfants nés à compter du 1er janvier 2026, il n’entrera pas en application immédiate à cette date.

En effet, le législateur a prévu une mise en œuvre progressive, afin de laisser le temps aux organismes de Sécurité sociale, aux employeurs et aux caisses d’indemnisation d’adapter leurs outils et procédures.

Ce qu’il reste à préciser

Plusieurs éléments essentiels doivent encore être fixés par voie réglementaire :

la date exacte d’ouverture du droit, les modalités pratiques de demande, le montant précis de l’indemnisation, et l’articulation avec les congés existants (maternité, paternité, parental).

Ces précisions seront apportées par des décrets d’application, attendus courant 2026.